Ce collage fait partie de la série « Donkishot – Délire(s) d’Errance » réalisée par Brusk en mars 2026.
Le commentaire de l’artiste :
« On a intégré que la durée de vie de notre délire pouvait être d’une heure : la rue n’est pas un white cube ni un espace d’exposition aseptisé. Exposer, exposé… En plus, la rue n’est pas, n’a jamais été, ne sera jamais, un espace public. Le vertical, c’est syndic de copro, Monuments de France, proprios. Grisaille. Murs mutiques. Laisse délirer Donkishot. L’absente de tous les bouquets : ma présence dans mes dessins. Laisse-le délirer : transforme un bout de trottoir d’une rue sans nom en un lieu d’exposition, une gerbe de couleurs, une offrande à l’inconnu. Finie, la grisaille. Nous, les couleurs, dans la colère ou les ivresses pénitentes.
On joue avec le regard : en face des bouquets de couleurs et de coulures, Donkishot s’amuse à photographier sa non-exposition — en trompe l’oeil, d’un point de vue qui n’existe pas.
Légitimé, adoubé, on s’épanouit : l’expo de rue, version ego trip. Pour partir encore plus loin de soi, en soi. ».